L'avis, la vie rêvée d'une amapienne

Blog d’une amapienne et militante féministe, engagée pour le modèle des AMAP, qui agit depuis sa position de femme cis, dans une perspective de justice climatique et en refus de tout essentialisme.

C’est quoi la « Justice Climatique » ?

Elle repose sur plusieurs constats établis par la recherche et les observations de terrain. Les responsabilités dans les émissions de gaz à effet de serre sont très inégalement réparties entre pays, classes sociales, secteurs économiques et individus. Les impacts du dérèglement climatique touchent plus fortement les populations disposant de moins de ressources matérielles, juridiques et institutionnelles pour s’en protéger et les capacités d’adaptation et de reconstruction sont elles aussi différenciées.

Dans cette perspective, répondre à la crise climatique ne consiste pas uniquement à réduire les émissions ou à développer des solutions techniques. Il s’agit aussi de :

– prendre en compte les responsabilités historiques

– organiser des mécanismes de réparation, de redistribution et de solidarité

– garantir le respect des droits humains

– assurer une participation effective des populations les plus concernées aux décisions

transformer les structures économiques et politiques qui produisent simultanément exploitation des ressources et inégalités.

Une attention particulière est portée aux femmes et aux personnes situées à l’intersection de plusieurs rapports de domination (intersectionnalité : genre, classe, race, handicap, statut migratoire…), dont l’exposition aux risques climatiques et la capacité de réponse sont façonnées par ces inégalités imbriquées.

La justice climatique considère ainsi que la question du climat est indissociable des rapports de pouvoir qui organisent les sociétés.

justice climatique "earth is more valuable than money"

Pour aller plus loin dans la compréhension de « Justice Climatique »

Article disponible 👉ici !

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Comprendre le vocabulaire lié aux AMAP

AMAP
QUESACO ?

Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne

Les AMAP : un mouvement pour une agriculture locale, juste et résiliente

Les AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) sont nées en France au début des années 2000, inspirées par les modèles japonais des Teikei et nord-américains des CSA (Community Supported Agriculture). Face à la crise agricole, à l’industrialisation de l’agriculture, à la disparition des petites exploitations et l’utilisation de produits chimiques, des mères de familles japonaises ont décidé de s’associer à des agriculteurs, autour d’une idée simple : produire et consommer autrement.

Le principe d’une AMAP est basé sur un partenariat direct, sans intermédiaire, entre un ou plusieurs producteurs et un groupe de consommatrices (ou consommateurs) les « amapiennes » appelées également « consomactrices ». Ces personnes s’engagent à l’avance, souvent pour une saison ou une année, à acheter une part de la production du paysan. En retour, ce dernier s’engage à fournir des produits locaux, de saison, de qualité, souvent biologiques, à un prix juste.

Le modèle des AMAP ne se limite pas à une simple alternative de consommation : c’est un modèle profondément résilient, qui répond à plusieurs enjeux cruciaux de notre époque.

Un modèle d’avenir face aux crises climatiques et sociales

– Justice climatique : en favorisant une agriculture paysanne locale, de proximité, respectueuse des sols et des saisons, les AMAP réduisent les transports, les émissions de gaz à effet de serre, et participent à la souveraineté alimentaire.

– Justice environnementale : en soutenant des fermes locales engagées majoritairement sans produits phytosanitaires de synthèse,  protégeant ainsi les sols, l’eau, la biodiversité… et la santé des travailleur·ses agricoles comme des mangeur·ses.
En sortant de l’agriculture chimique intensive imposée par les marchés mondialisés, l’AMAP rend visible une autre répartition des coûts et des risques : moins de pollution supportée par les territoires, plus de responsabilité collective dans la production alimentaire, avec par ailleurs un usage des semences paysannes (c’est-à-dire non hybrides) qui se développe.

– Justice sociale : en assurant un revenu digne aux agriculteurs, en leur permettant de se convertir à l’agriculture biologique sans craindre les aléas du marché, en créant des contrats solidaires, les AMAP redonnent une place centrale à celles et ceux qui nourrissent le monde.

Souveraineté alimentaire : ce modèle de circuit court contrairement aux accords du MERCOSUR, garantit la souveraineté alimentaire du pays et protège les paysans d’une concurrence déloyale bénéficiant aux mastodontes de l’agro-industrie, parmi lesquels on retrouve certains agrobusinessman de la FNSEA.

– Réduction des déchets : exit les produits transformés suremballés ! Les AMAP, par ses paniers de légumes notamment, mais également avec les autres produits proposés, permettent une alimentation sans emballage (excepté pour les viandes et boissons), ce qui limite considérablement les déchets plastiques.

– Solidarité en cas de coup dur : gel, sécheresse, besoin de diversification… les consommateu·rices soutiennent leur producteur dans les hauts comme dans les bas, créant une véritable solidarité.

Recréer du lien : Audelà de l’assiette, les AMAP sont des lieux de vie, de rencontres, d’éducation populaire. Les distributions hebdomadaires deviennent l’occasion d’échanger, de sortir la tête des écrans, de créer du lien entre générations. Fêtes à la ferme, visites pédagogiques, soirées jeux, ateliers, conférences : les AMAP deviennent de véritables tiers-lieux vivants, qui redonnent du sens au mot « communauté ».

📍Pour que ce modèle demeure équilibré et pérenne, il est essentiel de rester attentif à la répartition des tâches au sein des groupes. L’organisation doit reposer sur une implication réellement collective et équitable, afin d’éviter que la charge ne pèse sur un nombre restreint de personnes — en particulier sur les femmes, souvent plus présentes lors des permanences, dans les bureaux, ou pour la gestion des contrats et de l’alimentation.
Par ailleurs, un effort de mixité et d’ouverture reste nécessaire, car les AMAP tendent encore à fonctionner dans une certaine forme d’endogamie sociale.

 

Un modèle à essaimer

C’est un modèle qui nous invite à repenser notre monde et notre façon de l’habiter !

Aujourd’hui, il existe des milliers d’AMAP en France et ailleurs. Mais ce mouvement doit encore grandir, s’essaimer, inspirer d’autres initiatives. Face à l’urgence climatique, à la crise agricole, au mal-être dans nos campagnes comme dans nos villes, les AMAP proposent un autre chemin: celui de la solidarité, de la résilience, de la coopération et de la simplicité.

SONDAGE

(durée max 10 minutes)

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